
En pleine campagne déclarative, l’Assurance retraite explique comment les retraités doivent déclarer leurs pensions de vieillesse.
La campagne de déclaration 2024 portant sur les revenus perçus en 2023 bat son plein. Alors que la date limite pour la dernière zone (les départements de 55 à 976, dont Paris, Lyon, Lille et Strasbourg) est fixée au 6 juin prochain, l’Assurance retraite a fait un focus, le 24 avril 2024, sur les modalités de déclaration des pensions de vieillesse.
Les retraites étant considérées comme des revenus, elles doivent, en effet, être déclarées auprès de l’administration fiscale, et ce, quelle que soit leur origine. Les retraités doivent déclarer leurs retraites de base qu’ils ont perçues l’année précédente, mais aussi leurs retraites complémentaires et, s’ils sont veufs ou veuves, leurs pensions de réversion (de base et complémentaires) représentant une fraction des retraites que touchaient leurs époux ou épouses décédé(e)s.
Toutes les retraites
Depuis 2014, les majorations familiales sont également imposables. Il s’agit d’un bonus octroyé aux pères et mères de trois enfants et plus sur leurs retraites de base et complémentaires. Les rentes viagères issues des produits d’épargne retraite, tel que le plan d’épargne retraite (PER), doivent aussi être déclarées.
Les montants annuels de l’ensemble de ces prestations doivent être additionnés, et le total doit être indiqué à la ligne « Pensions, retraites et rentes » du formulaire 2042 dans la case 1AS (pour le déclarant 1) ou la case 1BS (pour le déclarant 2). Normalement, le chiffre est prérempli. En effet, les caisses de retraite et les assureurs qui servent les rentes viagères communiquent les données au fisc.
Vérification conseillée
Comme une erreur est toujours possible, les retraités ont intérêt à vérifier si le montant indiqué est exact. Pour cela, il leur suffit de se connecter à l’espace personnel des sites de leurs caisses de retraite et de télécharger leur attestation fiscale. Il ne leur reste plus qu’à additionner les différents montants indiqués, en y ajoutant éventuellement celui mentionné dans le relevé fiscal transmis par leur assureur s’ils touchent des rentes viagères. Dans le cas où le montant prérempli est faux, il faut le supprimer dans la déclaration en ligne et le remplacer par le bon chiffre.
À noter : les rentes issues de versements n’ayant pas été déduits du revenu imposable doivent, elles, être déclarées à la ligne « Rentes viagères à titre onéreux ». C’est le cas, par exemple, des rentes provenant des versements volontaires non déductibles du PER. Au moment de l’ouverture d’un plan ou d’un versement volontaire, le souscripteur peut choisir de ne pas bénéficier de la déductibilité fiscale, en contrepartie d’une fiscalité allégée sur les rentes servies à sa retraite. Le même procédé s’applique pour les rentes issues du compartiment collectif facultatif du PER alimenté par les primes d’épargne salariale (participation, intéressement, abondements de l’employeur, jours de repos non pris et monétisés).
Ces rentes doivent être déclarées en fonction de l’âge à partir duquel le contribuable a perçu sa première prestation. Le montant annuel doit être renseigné dans la case 1AW s’il est devenu rentier avant 50 ans, dans la case 1BW entre 50 à 59 ans, dans la case 1CW entre 60 à 69 ans, ou dans la case 1DW à partir de 70 ans. Seule un pourcentage de la rente sera imposé : 70 % pour une rente versée avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, ou 30 % à compter de 70 ans.
Les allocations à ne pas déclarer
Certaines allocations versées aux retraités ne sont pas imposables et n’ont pas, à ce titre, à figurer dans la déclaration de revenu. Il s’agit de :
- l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
- l’allocation personnalisée d’autonomie (APA)
- l’allocation aux mères de famille
- l’allocation adulte handicapé (AAH).